Série isolation intérieure – partie N°2: Les zones critiques dans l’isolation par l’intérieur- où et pourquoi faut-il être prudent?

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Formation des moissisures dans une isolation intérieure

 

L’étanchéité à l’air est un point crucial dans les constructions neuves, mais également dans
les rénovations, notamment pour le label BBC-rénovation. Il existe différents produits permettant d’obtenir une construction étanche à l’air. Cela peut être un enduit intérieur, une membrane, des panneaux (plaques de plâtre à parement cartonné, OSB)…

Néanmoins les caractéristiques de ces différents produits sont très variables et il est nécessaire lors de la conception et la réalisation de choisir quel système sera utilisé à quel endroit de la construction et surtout dans quel but. Le terme « étanchéité à l’air » est dans la plupart des pays européens (Allemagne, Suisse, Belgique, Autriche) défini comme une couche installée côté intérieur de l’isolant (côté chaud) qui apporte une résistance à la diffusion de vapeur d’eau (frein-vapeur et pare-vapeur).


Ce n’est souvent pas le cas en France, où il existe des produits vendus par les fabricants
comme produits d’étanchéité à l’air qui sont très ouverts à la diffusion de vapeur d’eau.
Ces produits se posent directement contre le mur existant, donc côté froid de la couche
d’isolation, ce qui augmente le risque de condensation entre le mur et l’isolant.
Si l’isolation est réalisée à l’aide de panneaux composites rigides, selon les prescriptions
du DTU 25.42, et que l’étanchéité est assurée par un enduit ou une membrane posé sur
le mur, il y a toujours un risque de circulation d’air qui, parvenu au dos de l’isolant, peut se
refroidir progressivement et atteindre le point de rosée.
Pour éviter ce problème, la meilleure solution est de placer la membrane frein-vapeur/
pare-vapeur côté chaud de l’isolant et de le protéger ainsi de l’air chaud et humide provenant de la pièce occupée.
Le point faible dans une telle configuration de mur (isolation intérieure rapportée)
réside aussi dans le pont thermique situé au niveau du plafond intermédiaire, zone difficile
à isoler en rénovation. Il se traduit par des températures plus froides au niveau
des solives que sur le mur isolé. La figure 8 montre ce qui se passe avec une température
intérieure de 20 °C et une humidité relative de 50 %, le point de rosée est atteint
à une température de 9,3 °C. C’est pourquoi l’isotherme* de 10 °C est également connu
sous le nom « isotherme de condensation » et c’est bien cette température, ou plutôt son
emplacement dans la construction, qui est à analyser pour chaque projet de rénovation
en cas d’isolation par l’intérieur. Si les températures superficielles diminuent comme le
montre la figure 9, le risque d’une formation de moisissure et de condensation augmente,
tout d’abord dans les angles autour des solives ou aux coins d’un mur de refend.

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